Stage de Yoga avec CYRUS FAY (février 2012)

Journée du 10 février 2012

Marcq en Baroeul

Stage de Yoga avec  CYRUS FAY

 

Le yoga n’est pas une union mais une simple reconnaissance de la coexistence possible du corps et de l’esprit.

Il sépare, discerne.

La symbolique permet de rechercher, d’expérimenter.

L’Ātman (pure conscience d’être ou de pur “je suis”: désigne traditionnellement le vrai Soi, par opposition à l’égo) est entouré de couches concentriques, l’isolant du “grossier”.

La symbolique permet de désintégrer ces couches pour atteindre le “subtil”.

Le travail du corps physique permet d’accéder aux couches de plus en plus subtiles, par expérimentations.

 

 

 

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 Partie 1 : développement sur le thème du mantra OM

Il existe trois parties dans le son OM

le premier son se situe dans le ventre et symbolise le feu.

Le second son se situe dans le thorax et symbolise la matière.

Le troisième son se situe dans la tête et symbolise l’eau.

Les trois parties de l’homme, ses trois sons, ses trois états, sont aussi reliés à trois divinités.

 

Partie 2 : série d’enchaînement de 9 heures 30 à 12 heures.

 

Partie 3 : discussion sur la symbolique dans les postures de Yoga.

 

Le yoga n’est pas une union mais une simple reconnaissance de la coexistence possible du corps et de l’esprit.

Il sépare, discerne.

La symbolique permet de rechercher, d’expérimenter.

L’ Ātman  (pure conscience d’être ou de pur « je suis » : désigne traditionnellement le vrai Soi, par opposition à l’ego) est entouré de couches concentriques, l’isolant du « grossier ».

La symbolique permet de désintégrer ces couches pour atteindre le « subtil ».

Le travail du corps physique permet d’accéder aux couches de plus en plus subtiles, par expérimentations.

La symbolique des postures en Yoga fonctionne sur le principe d’un alphabet.

La pratique permet de relier les différentes parties du corps en recherchant à fluidifier les échanges énergétiques en évitant les effets négatifs et en utilisant des représentations mentales qui en rendent la pratique « lisible ».

Les postures tendent de relier la TERRE au CIEL, la terre et l’éther, le bas et le haut…

 

 

 

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Notes perso et compléments  issus des sites

http://fr.wikipedia.org/

http://www.tantra.fr/

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr

http://fr.wiktionary.org  entre autres

 

Des recherches personnelles permettront d’approfondir et d’éclaircir cette approche par certains aspects un peu complexe.

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La Taittiriya Upanishad  spécifie la répartition du corps en cinq parties liées aux cinq éléments :

la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther   .

 

Il existe 5 principales différenciations du Prâna dans le corps subtil.

A l’intérieur du corps on les nomme Vayus (Air)  et on établit les correspondances suivantes :

 

VYANA       TERRE       SUD                                  le Souffle de la distribution

PRANA       EAU           EST(face à soi)                 le Souffle de l’inspiration

APANA       FEU           OUEST(derrière soi)       le Souffle de l’expiration

UDANA      AIR            NORD                                le Souffle de l’expression

SAMANA   ETHER       CENTREE                        le Souffle de l’assimilation

 

Vyana :     Il correspond au centre du pubis, il est diffusif et de fait circule partout dans le corps subtil.

Il distribue l’énergie vitale.

Il se situe dans le point de rétention du souffle. Le souffle retenu poumons pleins est très productif. Le souffle poumons vide correspond à celui du temps de l’inconscience volontaire, il est à réserver aux pratiquants plus confirmés car il peut semer le trouble dans l’équilibre recherché.

A ce stade, il est possible de déplacer les énergies de chakra en chakra.

De même que la posture trouve son efficacité dans la pose, il est indispensable d’utiliser l’espace temps de la rétention pour bénéficier des bienfaits de postures construites nécessairement sur la base d’un enchainement architecturé dans ce but précis.

Enfin, la lenteur de la pratique de la posture favorise le jeu sympathique et parasympathique.

La structure du système nerveux autonome (SNA) est composé des systèmes sympathique et parasympathique. La partie efférente du système nerveux autonome ou viscéral est divisée en trois composantes : le système nerveux entérique et deux systèmes aux fonctions antagonistes, le système nerveux orthosympathique et le système nerveux parasympathique. Leurs rôles sont différents : ils exercent généralement des effets antagonistes sur les mêmes organes cibles. Leur organisation ainsi que les neurotransmetteurs libérés sont également différents. Le dérèglement du système nerveux autonome ou viscéral entraine une dystonie ou dysautonomie neurovégétative.

Prâna :     Il correspond au centre du cœur, à ce qui rentre, également donc à la nourriture et à ce que nous mangeons. Il est le souffle de l’absorption et de l’inspiration interne, il gouverne le cœur et les sentiments de la personnalité. Prâna est à l’origine de l’aspiration à la beauté et de l’émotion esthétique, à la réalité mentale des pensées et des rêves, aussi nous donne t-il le désir insatiable et la volonté d’entreprendre, nous replongeant sans cesse dans le devenir pour nous constituer ce que l’on appelle une histoire ou une vue personnelle, particulière et limitée de l’univers.

Apana :   ↓  Il correspond au centre de la base, il est le souffle de l’excrétion qui gouverne les énergies du bas et à la notion de pesanteur ; il est à l’origine de la consommation des plaisirs et des objets matériels, il nous rattache par là même aux nourritures terrestres, et donc également aux souffrances du corps et à la limitation mortelle. (mouvement vers le bas),

Udana :   ↑  Il correspond à la gorge, aux oreilles, au sens de l’ouïe, à la parole.

Il est le support énergétique du Souffle, il est le seul de tous les souffles à avoir un sens ascendant.

C’est lui qu’il convient d’activer pour tirer vers le haut tous les autres souffles afin de connaître la légèreté et l’état sans pensée. Il permet de tirer l’âme hors du corps… à le quitter. Il assimile les matières physiques et assure leur transformation en énergie subtile. Survient un engorgement en cas de blocage au niveau de ce processus d’assimilation. La redistribution arrêtée provoque stockage et inflammation.

Samana :   ↔  Il correspond au ventre, au feu de la digestion et aux yeux.

Il est celui qu’il convient d’activer pour essayer de faire fusionner en lui Prâna et Apana.

Il assimile les énergies transformées par Oudana, envahissant le corps de part en part.

Il est « équilibre » entre l’inspire et l’expire et sépare les deux.

Il envahit et réapprovisionne le corps pendant cette période

A propos de l’éther ;                        http://www.equi-nox.net

Akasha (ou Akash) est le mot sanskrit signifiant « Aether » à la fois l’élément et son sens mythologique.
Dans l’hindouisme Akasha signifie la base et l’essence de toutes choses dans le monde matériel, le plus petit élément matériel créé à partir de l’astral.  Il est l’un des Panchamahabhuta, ou « cinq grands éléments », sa caractéristique principale est Shabda (son). Le Nyaya et Vaisheshika, écoles de la philosophie hindoue pensent que Akasha ou éther est la cinquième substance physique, qui est le substrat de la qualité du son. Il est l’Unique, Eternel, et de toute la substance répandue physique, ce qui est imperceptible.

 

Pour qu’il y ait vie des éléments il faut d’abord trouver un lieu pour qu’ils s’y produisent : c’est l’espace.

De l’ETHER, lieu où peut se produire la création, nait l’AIR, qui se décompose à son tour en FEU puis MATIERE, EAU et TERRE

La pratique propose de relier les différentes parties du corps.

Les postures plus simples (crocodile) fonctionnent sur un élément seul (eau dans ce cas) par une série de redressements, torsions flexions ….

En fonction de l’intention donnée, la posture opère un renforcement différent.

 

 

Exemple : Posture d’Hanuman égale force (Hanuman est le fils du vent) : il est immense, déplace des montagnes mais peut aussi devenir plus petit.

Pour se projeter dans l’air, il faut la force d’un appui (la terre) mais également l’énergie d’un élan.

L’ensemble des deux effets combinés peut créer l’apesanteur qui provoquera une projection dans l’éther.

L’élément éther se trouve être atteint par la projection du mental hors du corps, dans la main tendue vers l’infini. La posture peut être considérée comme une posture d’équilibre ; elle n’est alors qu’un exercice du corps grossier. Sa perception comme véhicule d’énergie interne et tentative de relier les éléments entre eux autorise une perception fine, les postures sont un prétexte à une recherche intérieure d’une autre nature.

 

A propos de la respiration

Ordinairement nous respirons 21600 fois dans une journée soit 15 souffles environ dans une minute. L’entrée et la sortie spontanées du souffle par les narines est une véritable récitation. So est le Mantra que l’on peut énoncer mentalement à l’inspiration, Ham est le Mantra que l’on peut énoncer à l’expiration. Cette récitation ininterrompue signifie : Je suis cela, Cela je le suis, je suis Je, ….

L’inspire active l’énergie de fuite et d’attaque. Dans le corps, elle provoque l’accélération du cœur, l’amélioration de la vision…

L’expire apaise, calme, équilibre.

Dans le pranayama, il faut prolonger l’expire ; l’organisme est hyper contracté par nature, optant naturellement pour l’attitude de défense.

Au niveau du cœur, le ralentissement du rythme cardiaque est mis en œuvre en prévision de son usage potentiellement « normal », soit sur une base de 130 battements/minute.

 

A propos du muscle

Ici intervient une fonction particulière ; la boucle gamma, « système » d’étirement, qui permet la régulation du tonus musculaire ainsi que le relâchement par la volonté.
L’utilisation de la boucle gamma permet de faire chuter volontairement le tonus musculaire, en vue d’optimiser un exercice d’étirement ou de relaxation, à l’aide d’expirations forcées.

La pratique du yoga a pour effet d’apprendre à réduire cette tension musculaire. Le mental offre de mieux gérer la mise en place des énergies complémentaires (contraction/décontraction).

Comme indiqué précédemment  (Vyana) , le souffle retenu poumons pleins est très productif et le souffle poumons vide correspond à celui du temps de l’inconscience volontaire, il est à réserver aux pratiquants plus confirmés car il appelle au plaisir de l’évanouissement, opposé à la stimulation de l’inspire…

Une posture doit rester vivante de l’intérieur.

Il n’est pas recherché d’effet des contractions musculaires mais l’installation d’un système de fluidité interne.

Les postures doivent exploiter leur champ d’expression symbolique. Le souffle d’énergie vitale est l’outil du transfert.

Vyana passe par les aponévroses, membrane fibreuse enveloppant les muscles et constituant une séparation entre eux. Ce n’est pas une enveloppe mais un lien entre les structures auxquelles elle est liée. Elle permet ainsi la constitution d’un corps. On parle en général de fascia lorsque plusieurs aponévroses se rejoignent.

Le fascia cervical est l’ensemble des aponévroses cervicales superficielle, moyenne, pré vertébrale et postérieure.

La fluidité d’un mouvement n’est pas liée à la force qui crée ce mouvement.

Le travail en écoute de fluidité diminuera l’effort, mais aussi la douleur et les risques.

 


Exemple ;  posture de pince au sol = Pashimottânasana est l’une des postures les plus importantes du yoga.

Paschimottana étirement intense de l’ouest (pashima = ouest   uttana étirement intense)

Il s’agit d’un étirement  à l’arrière puisque le soleil levant est face à nous. Il lui est demandé de réguler l’étirement des ischio-jambiers contractés par la vie moderne, à apaiser le cerveau et aider à soulager le stress et la dépression légère, étirer la colonne vertébrale, les épaules et stimuler le foie, les reins, des ovaires et l’utérus …

Le manque d’élasticité des ischio-jambiers est principalement dû à leur déficit en fibres. Pour construire cette fibre, il faut contracter en étirant, soit :

Pousser le talon pour contracter

Se basculer en avant pour étirer.

 

A propos des contractures ;

Les contractures compensatrices peuvent être qualifiées de « secondaires » puisque la douleur précède habituellement la contracture.

Les muscles se contractent pour créer une attitude posturale réduisant cette douleur.

Les muscles contracturés sont visibles et forment une masse palpable.

Le point de départ est local, le plus souvent une lésion articulaire, ce qui fait que la topographie est propre à chaque articulation. La contracture est transitoire et s’atténue ou disparaît temporairement lorsque l’articulation lésée est relâchée ou réduite.

Inversement, la contracture est provoquée ou exacerbée par toute action mécanique exercée sur l’articulation.

Il n’est pas rare de constater que le blocage de l’ace osseux n’est pas la cause première de la contracture observée. On se trouve souvent face à des commandes inconscientes destinées à éviter des douleurs supposées et qui semblent créées par des blocages apparents.

 


Exemple ;  Posture de l’arbre ;

Cette posture prend appui sur le sol pour permettre l’élévation.

Il s’agit d’une symbolique inversée :

Le premier aspect consiste bien en un mouvement de bas en haut

En réalité, en rapport avec le thème de l’homme déchu, c’est bien d’un retour à la terre, d’un mouvement de la dualité vers l’unité, d’un flux des branches vers le tronc.

Le yoga rend le corps Sattvique (terme sanskrit qui signifie « une totale conformité à l’Être »).

Cette posture qui tend vers le soleil nous amène à bien « vivre » ce mouvement qui, du sol, siège de la matière « sombre », tire la force, la stabilité et la sève pour l’amener à parcourir les branches et sortir en pleine lumière et passer de l’état de Prakriti à l’état de Purusha (symbolique indoue)

 

Prakriti ;  la nature Primordiale.

Trois qualités très subtiles, facteurs causals de la création ; sans elles pas de processus de vie !

 

La science des trois gunas, telle la science des cinq éléments, est un des piliers de la science ayurvédique et védique.

On peut les définir par :

 

Sattva : la stabilité, l’harmonie, la vertu. Satva est léger, lumineux. Elle procure l’éveil, le développement de l’âme, apporte la joie. C’est le principe de l’intelligence.

Rajas : la turbulence, le mouvement, la motivation et la passion. Rajas est égoïsme, elle conduit à la désintégration. Elle crée de la douleur et de la souffrance, des fluctuations émotionnelles (peur, désir, amour, haine). C’est le principe de l’énergie.

Tamas : la lourdeur d’esprit, l’obscurité, l’inertie. Elle entrave et dissimule, c’est une force passive qui obstrue. Elle entraîne la dégénérescence et la mort. Elle confère l’illusion nous entraînant vers l’ignorance et l’attachement. C’est le principe de matérialisation.

 

Ces trois forces sont nécessaires dans les activités ordinaires mais possèdent également des implications spirituelles.

Dans la manifestation les trois gunas se différencient, Sattva donne naissance au mental, Rajas génère la force vitale et Tamas engendre la forme et la substance à travers lesquelles le corps prend naissance.

 

Il existe trois lois fondamentales qui gèrent les gunas:

 

La loi de l’alternance : ils sont constamment en interaction dynamique, les trois forces sont liées et s’affectent mutuellement de diverses façons.

La loi de la continuité : les gunas ont tendance à maintenir leur nature spécifique durant un temps déterminé losqu’ils sont dominants, par exemple tamas devient rajas et garde cette qualité un certain temps.

La nuit, tamas, devient lever du soleil, rajas, passe au jour, sattva.

Cela se fait progressivement et par alternance.

 

A l’origine des cinq éléments on retrouve les Gunas.

L’éther vient de Sattva, la clarté.

Le feu vient de Rajas, l’énergie.

La terre vient de Tamas, l’inertie.

L’air vient de Sattva et Rajas, la légèreté et le mouvement.

L’eau vient de Rajas et de Tamas, le mouvement et l’inertie.

 

Purusha : Pour le Rāja-Yoga, et plus spécialement dans les Yoga sûtras de Patanjali, le Purusha, littéralement « l’Homme », désigne l’essence ultime de l’homme, le Soi.

Il est la Pure conscience, la Conscience-Témoin (sâkshin) qui observe, immobile et en silence, Prakriti.

Purusha est « madhyastha » (qui se tient au centre): équanime, impartial, impassible. Le corps est matière ; Purusha est éternel

La forme est soluble, reconfigurable mais la Prakriti de base, transformée est éternelle. Nos cellules sont faites de morceaux ‘étoiles des milliers de fois reconfigurés. Le résidu de ce processus a la forme de Shesha, le serpent sans fin. Vishnou est posée sur le dos du serpent.

L’eau, l’air, sont des supports. Ils se désincarnent et se réincarnent et forment peu à peu la mémoire de l’ensemble.

 

Veda  Upanishad  et  enveloppes

 

La tradition indienne conçoit la science sacrée, « le » Veda, comme une connaissance éternelle et unique qui, au fil du temps, intègre successivement ses multiples manifestations. Dans le védisme, le brahmanisme, puis l’hindouisme, s’ruti est le nom donné à la révélation reçue par les sages Rishi des temps les plus anciens. S’ruti signifie en sanskrit le fait d’entendre, d’où « texte entendu » ou « texte révélé ». Il s’agit dans ce cas d’une audition « intérieure », d’une cognition intuitive.

 

Les Upanishad (du sanskrit upa, déplacement physique, et shad, s’asseoir, soit littéralement  «venir s’asseoir respectueusement au pied du maître pour écouter son enseignement ») sont une partie des textes liés à la s’ruti et consistent en des spéculations philosophiques qui éclairent le texte auquel elles se réfèrent, chacune se réclamant d’une partie du Veda.

 

Le Veda est composé de quatre veda (Rig-Veda, Yajur-Veda blanc et noir, Sama-Veda et Atharva-Veda). Ces quatre veda sont eux-mêmes divisés en quatre parties qui sont appelées : Samhita, Brahmana, Aranyaka et Upanishad. La partie upanishadique composée des upanishad majeures (qui sont considérées comme sacrées et font donc partie aussi de la Sruti) constitue la conclusion des Véda.

Le Yajur-Veda noir contient  32 upanishad ….  dont Taittiriya Upanishad ….

 

Brahmananda Valli- traite de la relation de l’Atman avec les cinq enveloppes ou fourreaux propres au Jiva (individu ou individualité humaine) et plus particulièrement à la conception des corps de l’homme dans la philosophie indienne. Cette dernière (Taittiriya Upanishad) décrit ces enveloppes ou corps en allant du plus grossier au plus subtil pour terminer par l’affirmation que tout ceci se réalise en Brahman. Par ordre dans le texte, nous avons:

 

annamayakosha ou l’enveloppe composée de nourriture équivalente au corps physique;

pranamayakosha ou l’enveloppe fait de vitalité qui anime le corps physique et concerne l’aspect physiologique;

manomayakosha ou l’enveloppe composée de pensées et d’émotions constituant l’aspect psychologique;

vijña-namayakosha ou l’enveloppe fait d’intelligence concernant la logique, le raisonnement, la discrimination ou le jugement;

anandamayakosha ou l’enveloppe fait de félicité et de joie qui correspond à karanasharira.

 

 


A Propos du Souffle  (Svara)  

 

La science de l’union avec le Souffle s’appelle le Pranayama, cette science est l’apanage du Yoga et ne se trouve décrite réellement que par le Yoga. Le souffle est la clé qui permet d’ouvrir une porte donnant accès à la conscience divine. Le but de cette science est l’arrêt du mouvement pneumatique du souffle ordinaire pour sa résorption dans la vibration subtile du principe omniscient de la vie.

 

Svara est le souffle de l’univers, dans Svara tout existe, on peut même dit-on y exercer un art divinatoire, car le connaître c’est s’immiscer dans la réaction de la cause et de l’effet, c’est connaître le devenir. Du point de vue de l’absolu, toute manifestation observable est en quelque sorte déjà du passé : comme la lumière des étoiles nous donnent une image d’un état passé, les phénomènes objectivés par nos perceptions sont un état qui appartient déjà comme au passé.

 

En effet les phénomènes prennent tous naissance dans le souffle subtil au niveau du corps cosmique et non du corps individuel, il est le pouvoir qui plane dans l’éther au delà du monde manifesté et qui se réalise pour finir dans le monde phénoménal tel que nous le connaissons.

 

Svara est le devenir de l’être cosmique, son énergie intrinsèque, son aventure amoureuse, sa Shakti manifestée dans les souffles des êtres et de l’univers.

 

Dans l’être humain Svara se manifeste par les Nadis et les souffles internes. Il existe dit-on 72000 Nadis qui parcourent le corps énergétique, ils forment comme une pelote de fils conducteurs de l’énergie prânique contenue dans le souffle.

 

 

Le Prâna est l’essence contenue dans l’énergie vitale. Cette essence est subtile et ne doit pas être confondue avec l’air. L’échange pneumatique de la respiration n’est qu’un mécanisme permettant l’échange du Prâna d’avec le corps subtil. L’échange d’air est au niveau du corps grossier, l’échange du Prâna s’effectue au niveau du corps subtil et des Nadis.

 

Il existe 3 niveaux de Pranayama :

 

Le Souffle Physiologique :

 

Il est important de bien le régler au niveau physique car cela amène une bonne santé. Il est le souffle pneumatique qui est concerné par l’extérieur, les tendances animales et les contenus personnels. Il est la fonction qui fait entrer et sortir l’énergie, il faut donc qu’il n’y ait pas de blocage à ce niveau.

 

Le Souffle Energétique :

 

Ce souffle n’est plus concerné par les évènements extérieurs, au contraire le sujet se trouve alors en état de recul, c’est en fait un souffle très intériorisé qui utilise très peu d’air et reste quasiment inaudible. Cette diminution très conséquente de la quantité d’air et la forme subtile que prend alors le souffle est l’aboutissement d’un travail de purification sur le corps, les pensées et l’énergie de l’individu. A ce moment là le corps doit s’adapter à ces nouvelles conditions, il met alors en œuvre des modes de fonctionnement différents. L’énergie mute et cela se traduit par la mise au ralenti des processus vitaux à savoir, cœur, poumons, pensées, émotions et bien sûr souffle.

 

Le Souffle Virtuel :

 

Plus de souffle du tout, le Yogi vogue dans la conscience sur les ailes du Cygne céleste et légendaire (Hamsi). C’est l’état d’éveil, le Nirvana (l’Extinction des souffles). La cessation du mouvement des souffles ne provoque en réalité ni le coma, ni la mort, elle provoque simplement pour le yogi l’élimination des vestiges du Karman.

 

Les quatre temps de la respiration :

 

L’inspiration (Puraka)

La tenue à plein (Kumbaka)

L’expiration (Rechaka)

La tenue à vide (Sunyaka)

 

Les différents types de respirations dans le Yoga :

 

Bruyante – Silencieuse – Sonore

 

Alternée, en ne faisant circuler l’air que dans une narine et ce de manière alternée.

la respiration solaire occupe la narine droite (Surya Bédana)

la respiration lunaire occupe la narine gauche (Chandra Bédana)

 

La rétention (Kumbaka ou la jarre)

Antar Kumbaka ( à plein)

Bahir Kumbaka ( à vide)

 

La suspension (Kévali Kumbaka)

Il s’agit d’un arrêt du souffle sans intervention vraiment volontaire…

 

Pfouuuuu !

Espérant vous avoir été utiles , reportez vous bien sur vers les sites d’origine pour plus de détails et illustrations !

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